Zoom sur la chaire régulation des jeux

Stimuler la réflexion sur la régulation des jeux d’argent et de hasard entre les acteurs du secteur et le monde universitaire, est la mission que s’est assignée la Fondation Bordeaux université. Retour sur l’histoire de la création de cette chaire et ses objectifs.

Le jeu d’argent et de hasard, une activité pas comme les autres

S’il est un secteur économique soumis à une réglementation particulièrement exigeante, c’est bien celui des jeux d’argent et de hasard. En effet cette activité implique des répercusions sur le plan de l’ordre public, de la santé publique (phénomène d’addiction), de la notion de contrat mais aussi de la régulation économique  (droit, économie, sociologie…).

A la suite d’un rapport de la Cour des comptes en 2016 et d’une proposition du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale en 2017, la régulation est en passe d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire. Des évolutions en la matière sont donc à prévoir, même si la forme que prendra la nouvelle régulation est encore à définir. Dans ce contexte, la naissance de la chaire régulation des jeux prend tout son sens. D’autant que le pôle universitaire bordelais fait montre d’une expertise avérée dans le domaine.

Un espace de réflexion

En effet, l’université de Bordeaux a développé depuis plusieurs années avec l’Institut Léon Duguit (EA 7439) et le Forum Montesquieu, d’importantes compétences sur la question de l’encadrement juridique du secteur des jeux. Elle possède donc des bases solides pour accueillir le débat, construire un espace de réflexion unique et initier de nouvelles activités de recherche et de formation, tant avec les acteurs économiques que les institutions publiques. Finalement cette émulation doit renforcer l’expertise du pôle universitaire bordelais en matière de régulation des jeux et proposer de nouvelles pistes d’évolutions pour ce secteur d’activité en mutation.

Ses membres et ses missions

A ce jour, la chaire Régulation des jeux rassemble des majeurs du secteur : l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), Betclic group, la Française des Jeux, le groupe Barrière, la Marocaine des jeux et des sports (MDJS), le Pari mutuel urbain (PMU) et ZEturf.

Quant à ses missions, elles consistent à soutenir et encourager les travaux de recherche, favoriser la diffusion des connaissances et les échanges par le biais de manifestations et de publications variées à destination de différents types de publics, développer les actions de formation sur le jeu d’argent et de hasard à destination des étudiants et des professionnels et enfin contribuer au positionnement central de la recherche bordelaise sur le sujet, tant à l’échelle nationale qu’internationale en vue de développer les coopérations et réunir de nouveaux acteurs.